Aa, Gutenberg est mort, Vive le numérique

de dion bouton

Alors que le temps du papier s’achève et qu’il nous faut rechercher de nouvelles destinations, l’heure est à emprunter les routes virtuelles, pour tout écrire et publier désormais en circonstances numériques, un travail engagé en janvier 2015 sans perspective d’y échapper.

Même s’il est possible d’écrire aussi vite qu’une rafale de pistolet-mitrailleur, entre trois et cinq mille signes à l’heure selon l’humeur, et que l’imagination ne faiblit pas lorsqu’elle a épuisé quarante à soixante mille signes dans la journée, il faut veiller à éviter le sort de Balzac qui se coucha sur le flanc, un jour, tel un cheval fourbu. Dès lors que nous décidons de publier nos travaux, il faut tenir la distance, par respect pour l’amie lectrice ou l’ami lecteur, ce qui n’est pas forcément évident quand on vaque à mille autres occupations, loin du dandysme de l’écrivain donneur de leçons.

Les Lettres d’ivoire ont une double vocation: tenir épisodiquement et accessoirement des chroniques au fil de l’eau en tant qu’Auteur virtuel, Franche pistole ou moine rieur ; publier principalement le roman mémoriel et les mémoires romanesques accompagnés d’un ultime roman en cours d’écriture, la Tempête, ainsi que diverses recherches littéraires antérieures ou actuelles de Cervières, regroupées dans le supplément au voyage, les plumes se rejoignant pour n’être qu’un spectre derrière le clavier.

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Romans, chroniques et mémoires au fil de l’eau numérique

Les chroniques, travaux, romans et mémoires sont publiées sans ordre de publication, comme elles naissent et viennent au monde, bénéficiant de cet univers en circonstances numériques. Ces publications piochent parfois dans d’inépuisables réserves qui, un jour, surgiront dans un grand désordre, à remettre dans l’ordre des choses.

Tout ceci est accessible par une table des matières WIP, mais aussi par le bandeau vertical en colonne de droite, sans oublier le bandeau en bas de page d’accueil, avec de nombreux chemins numériques possibles : articles consultés ou récents, rubriques, mots clefs. Quant au bandeau horizontal en page d’accueil, il contient la formule magique des travaux de l’auteur, un classement invisible de A à Y, ay, permettant de constituer une table des matières qui n’est rien d’autre qu’un village appelé à s’étendre.

De manière générale, il est difficile à l’auteur principal et aux intervenants spectraux secondaires, de passer pour le moment son temps à écrire des chroniques, romans ou mémoires, au risque plus ou moins assumé d’é épuiser les neurones, en univers Alzheimer toujours possible dans l’avenir.

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Morceaux choisis des principaux travaux littéraires

Toujours est-il qu’il faut continuer de travailler pour mener à bien le projet essentiel, publier l’improbable Cycle des Lettres d’ivoire, accompagné des Chroniques à la poursuite des lettres d’ivoire, mener à terme la Tempête ainsi que les Mémoires romanesques, et songer de temps en temps à approfondir le Noble Jeu.

Les pages du site consacrées aux travaux littéraires sont accessibles  en haut du site, sur le bandeau horizontal. Les différentes pages de ces onglets donnent accès au plan détaillé de l’oeuvre dont un des volets a été publié sous format numérique par Luxia Editions, voici huit ans déjà.

On retiendra pour le moment, avant actualisation plus générale et achèvement de l’Aggiormanento en cours que:

– La page la Tempête donne accès au feuilleton du même nom dont 144 chapitres sont prévus au rythme de publication fort incertain.

–  la page le Noble jeu est consacré à divers travaux littéraires théoriques, loin des tumultes du jour.

Anjou (19)

Rien ne sert de courir sous l’horreur du temps

Les chroniques viennent quand elles veulent, les travaux littéraires avancent quand ils peuvent.

Et puis, avant d’écrire et publier,  il faut d’abord prendre un café matinal sur le zinc avec des amis ascensoristes ou postiers dont les conversations donnent l’air du temps, écouter régulièrement de la musique, qui donne cette force de poursuivre au rythme du zouk, du reggae ou du Kompa. Il faut aussi prendre quelques nouvelles des pirogues arrimées à des lianes, que nous croisons au rythme des années qui passent. Il faut aussi oublier toutes ces années passées à errer dans les palais, châteaux et hôtels qui passionnaient hier et pensionneront un jour, pour arracher les murmures des temps anciens ou actuels, rarement celui de l’avenir, car les projets, perspectives et prospectives de nos gouvernements ne sont, depuis fort longtemps et le plus souvent, que des façades et échafaudages à la Potemkine.

C’est que nous vivons aujourd’hui au milieu des décors de cinéma et plateaux médiatiques, sous le règne des formules assassines, loin des étables et isbas de notre enfance. Il faut s’efforcer de faire avec, mais, mon Dieu, que c’est difficile.

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L’oeuvre de Cervières, rangée en un tas de bois.

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