Jouer aux Echecs au troisiĂšme millĂ©naire (PerpĂ©tuitĂ© VIII)

Le temps des combats guerrier, cruel et solitaire sur un échiquier, colporté par des millénaires de violence humaine sur terre, mer, et ciel, passera, passe, est passé et ne reviendra pas.

Il n’ est plus l’heure de s’y intĂ©resser, tel que se joue le jeu d’Ă©checs actuellement. Le triomphe de la machine Deep Blue il y a trois dĂ©cennies face Ă  Gary Kasparov, a constituĂ© une rĂ©volution anthropologique au mĂȘme titre que Trinity en juillet 1945, nom donnĂ© au premier essai atomique prĂ©cĂ©dant Little Boy Ă  Hiroshima

Voici donc, venir le temps gĂ©odesique des affrontements courtois, en compagnies resserrĂ©es et en Ă©quipages de bonne volontĂ©, dans le cadre d’innombrables Ă©chiquiers, damiers, claviers ou tabliers, dĂ©veloppĂ©s et renouvelĂ©s au milieu des Ă©lĂ©ments physiques, l’air, la terre, l’eau, l’espace, le feu et les Ă©lĂ©ments gazeux, pour notre seul dĂ©sir de vivre en paix perpĂ©tuelle Ă  la conquĂȘte du systĂšme solaire, de la voie lactĂ©e, Ă  l’assaut des trous noirs galactiques et en dĂ©fense des pluies d’astĂ©roĂŻdes de malheur.

Et pour commencer, alors que s’Ă©loignent ministres, conseillers,  ou Ă©vĂȘques tous fous, appelĂ©s Ă  un repos meritĂ© par-delĂ  le bien ou le mal, laissons venir Ă  nous les Ă©piques colibris, les perroquets du Salut, ainsi que les Ă©lĂ©phants admirables, en voie de disparition, mĂ©moire des hommes.

Et si vous demandez Ă  cet Ă©lĂ©phant prosternĂ© au plus bas, ce qu’il redoute le plus au monde pour ses congĂ©nĂšres, ce ne sont pas les lions ou tigres affamĂ©s, les vautours voleurs ou les aigles dĂ©chiqueteurs d’oiseaux, agneaux et enfants, mais les hommes massacreurs, vains accapareurs d’ivoire.

Cette chronique appartient Ă  l’arbre des connaissances rattachĂ© au volume PerpĂ©tuitĂ© VIII consacrĂ© au JEU, acronyme de Jeu d’Echecs Universel (pour traverser un possible troisiĂšme millĂ©naire).