Quand s’empourprera sur l’horizon la Provence

Canicule pour canicule, le plus simple est de se rendre dans le Sud, pour y retrouver les senteurs éternelles de la Provence, un bon air de lavande qui est le miracle le plus fabuleux de la nature, situé sur le plateau de Valensole, terre entre mer et montagne où la couleur violette s’ empourpre de la terre ocre blanchissant au soleil bleuissant dans l’attente des nuits étoilées de Van Gogh.

Rétrospectivement, de toutes les terres d’asile susceptibles d’une ultime recherche du temps perdu, la vallée de l’Asse est assurément le lieu le plus certain du temps retrouvé lorsqu’au petit matin d’été, le soleil éblouissait le lit de pierre d’une rivière asséchée dans l’attente des orages incertains.

Si le bonheur existe, et pourquoi n’existerait-il pas après tout ce temps passé sur terre à le chercher, il se peut que cela soit tout simplement celui des fragrances oubliées d’ une terre rude à la survie, qui resurgissent par un jour d’ extrême chaleur caniculaire digne de l’enfer qui nous attend sur terre encore plus sûrement que celui réservé au Possédé qui peut toujours s’agenouiller au dernier moment, comme une glaneuse de Millet.

Il n’ est rien de plus beau au monde que de recevoir l’offrande de tiges de lavande tombées sur le chemin de terre, récoltées par une petite-fille qui est la promesse si humaine de survie à la panoplie des canicules de toutes sortes, pour le prochain siècle à venir.

Une chose est sûre. Le parfum de la lavande est le parfum du bonheur, qu’ il advienne de Provence ou du parc Serpollet portant le nom d’ un illustre ingénieur français qui croyait en l’avenir du moteur électrique, au tout commencement de l’industrie automobile. Qu’ il en soit remercié ainsi que toute sa famille ayant légué le circuit d’essai situé au milieu du chemin millénaire reliant Montmartre à l’ église de Clichy dédiée à l’illustre Saint-Vincent-de-Paul, humble parmi les humbles qui fut un temps esclave en terre ottomane, à Tunis, pour revenir par Rome et Montmartre au milieu des hommes, soigner les malheureux, qu’ ils soient épuisés, blessés, ou réprouvés, suivant le principe que le bonheur sur terre doit être accessible à chacun, tous les jours et toutes les nuits qui adviennent jusqu’à la dernière heure, n’en déplaisent aux déments de l’euthanasie et du suicide assisté, prêts à donner un permis de tuer à l’Etat, ce qui est folie furieuse, promesse d’enfer sur la terre pour tout à chacun. Depuis Robespierre, Lenine et Hitler, nous savons comment les États tiennent leur promesse d’ avenir radieux. En tuant à tort et à travers. Peu importe pourquoi, Léviathan, lui, sait.

Il n’ y a pas que les ingénieurs automobiles méritant admiration, les avionneurs aussi et plus encore, qui nous promettent la vie sur Mars.

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