Conseils aux Gilets jaunes et par ricochet aux aristocrates d’Etat

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Si un conseil  utile peut être donné aux Gilets jaunes et par ricochet aux aristocrates d’Etat qui nous gouvernent depuis quarante ans, c’est celui de lire les chroniques de l’auteur virtuel,  alias Cervières, consacrées en leur temps à la fiscalité, à la politique économique et sociale ou la situation politique de France. Sans être devin, ce dernier a évoqué régulièrement l’exaspération qui couve dans les chaumières en matière fiscale, la situation tragique dans laquelle se débat un grand nombre de Français dans les campagnes, les petites villes, les banlieues où la misère règne en maître, ignorée par ces aristocrates d’Etat qui, depuis quarante ans, pensent de façon unanime, qu’en redistribuant avec mépris de l’argent au titre d’innombrables aides sociales, ils achètent la paix sociale qui leur permet de continuer en gouverner en toute quiétude.

C’est là commettre une énorme erreur. Les Français ne sont pas qu’un prétendu peuple de « Gaulois réfractaires » dont les divisions et jalousies entretenues au sommet de l’Etat nourrissent des querelles sociales intestines permanentes. Descendants de générations de  paysans tombés au combat depuis des siècles, ce sont aussi des patriotes irréfragables, attachés à leur terre, préoccupés du destin hors du commun d’une Nation dont son histoire est leur bien commun. L’erreur des aristocrates d’Etat est de l’ignorer au point de mener le pays au bord du précipice. Car les gens qui nous gouvernent depuis quarante ans, s’ils se disputent à la folie  le pouvoir, n’aiment pas leur pays, au point de laisser toute une journée, « brûler » les Champs-Elysées, la vitrine internationale de la France, en laissant s’installer désordres et barricades de pacotille enflammées par quelques dizaines d’anarchistes de tout poil, avec pour tout spectateurs des cohortes de policiers impassibles, l’ensemble filmé en continu par des médias frénétiques attendant vainement que le sang coule en l’absence de Benella !

C’est pour cela qu’il faut lire Cervières qui voue à la langue française une passion sincère, et qui souhaiterait de la part de nos Gouvernants qu’ils se préoccupent du bien-être de leurs compatriotes et qu’ils cessent d’enlever à ceux qui ont si peu, plus que ce qu’ils n’ont pas au point qu’ils n’ont plus rien.

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Il était une fois Cervières dans la Loire, autrefois peuplé et riche

Voici donc quelques chroniques  d’actualité :

https://cervieres.com/2017/12/21/je-prends-ce-que-je-veux/ : où il est rappelé que le matraquage fiscal est une longue tradition historique, depuis Louis XIV, toujours les mêmes principes qui se perpétuent de siècles en siècles.

https://cervieres.com/2015/03/26/le-bowling-fiscal-de-bercy/ : où il est question de dictature fiscale menaçant la liberté et des 214 taxes affectées à des tiers selon un système totalement illisible, chronique de mars 2015 plus que jamais d’actualité !

https://cervieres.com/2015/03/30/quand-les-bons-valets-de-bercy-jouent-au-billard/ : question pression fiscale comme l’évoque Philippe de Commynes, on peut remonter à Louis XI ; mais aujourd’hui les gouvernants peuvent compter sur les « bons valets » de Bercy qui dans les faits décident de tout depuis qu’ils ont quitté le palais du Louvre.

https://cervieres.com/2015/10/12/quand-les-bons-valets-de-bercy-jouent-au-mistigri/ : au nom d’une prétendue « justice fiscale », tout est possible pour les « bons valets » de Bercy pourvu que cela rapporte aux caisses de l’aristocratie d’Etat, et peu importe si, en même temps, les Français s’appauvrissent.

https://cervieres.com/2015/10/02/que-faisons-nous-de-notre-vie-je-creuse-le-deficit-16/ : un peu de lucidité en univers déficitaire, où comment chaque Français, l’auteur le premier, contribue au déficit.

https://cervieres.com/2015/06/08/du-plein-emploi-au-chomage-massif-les-correlations-24/ : croissance, chômage, hausse des prélèvements obligatoires du déficit et de la dette, nous refusons par facilité de le voir mais tout est lié depuis 40 ans.

https://cervieres.com/2015/06/09/du-plein-emploi-au-chomage-massif-mort-a-credit-34/ : il n’y a pas de fatalité à ce que la France succombe à la « mort à crédit »

https://cervieres.com/2015/06/11/du-chomage-massif-au-plein-emploi-a-la-recherche-du-cercle-disparu-4a4/ : quelques propositions novatrices pour  reconstituer un cercle vertueux destiné à dynamiser le pays et réduire le chômage.

https://cervieres.com/2015/06/12/du-chomage-massif-au-plein-emploi-le-secret-de-leternelle-jeunesse-4b4/ : élargissement des propositions destinées à dynamiser le pays.

https://cervieres.com/2015/06/05/du-plein-emploi-au-chomage-massif-linexorable-montee-14/ : la bataille entre générations pour l’emploi des jeunes et le maintien du niveau de vie des seniors.

https://cervieres.com/2015/04/18/mille-milliards-deuros-sous-le-soleil/ : le hold-up intergénérationel au détriment des nouvelles générations

https://cervieres.com/2017/05/15/la-girouette-a-grosse-tete-ne-fait-pas-plus-le-printemps-quune-alouette/ : où il est question de l’aristocratie d’Etat

https://cervieres.com/2017/05/29/des-effets-du-bon-gouvernement-a-la-ville-et-a-la-campagne/ :

https://cervieres.com/2017/05/07/jour-dadieu-aux-elephants-et-dinosaures/ : faire le bien pour autrui, l’unique programme électoral de nature politique,qui vaille !

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En attendant un train de sénateur

Une chronique où il a été écrit : Mais on a beau être en marche, le chemin sera long avant de rétablir les équilibres fondamentaux économiques et il faudra beaucoup de savoir-faire pour maintenir la cohésion sociale d’un pays profondément divisé, meurtri, aux nerfs à vif du fait d’une classe politique qui n’a cessé de manipuler les foules par des promesses délirantes, et mépriser toutes ces dernières décennies, les paysans, les ouvriers, les employés, les chômeurs, et de manière générale, tout ceux qui n’ont rien que leur misère à partager…. Et à l’heure de l’action, espérons que cette nouvelle génération dirigeante pleine de promesses, n’oubliera pas que la véritable politique n’est en fait que l’art d’associer à une volonté à toute épreuve, l’amour des hommes en sacrifiant sa vie au bien commun, et que le sens politique, c’est uniquement faire preuve d’humanisme à tout instant, sans chercher à amasser des trésors sur la terre mais dans le ciel, « où la teigne et la rouille ne détruisent point…, car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

Héla, en politique, les éléphants et dinosaures ne meurent jamais! De génération en génération, ils se renouvellent avec une facilité déconcertante au contact du pouvoir. Ce n’est pas une raison pour renoncer. Il faut être tenace et faire preuve de pédagogie comme ces cours d’économie iconoclastes :

https://cervieres.com/2016/10/11/introduction-a-leconomie-avec-les-tontons-flingueurs/

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Un dictionnaire d’économie, ce n’est pas de l’économie, juste un dictionnaire, idiot !

Aux hangars de Port-Aviation, avec Guillaume Apollinaire

Guillaume Appolinaire, de Charybde en Scylla : trépanation avant grippe espagnole

Voici une des premières chroniques publiées en janvier 2015, qui, en cette année du centenaire de la fin de la Grande guerre et de la mort prématurée de Guillaume Apollinaire, redevient d’actualité. Un siècle plus tard, alors que la poésie est un art naufragé et que la littérature, de manière générale, file un mauvais coton du fait du tsunami numérique qui emporte tout sur son passage, prendre le temps de saluer Apollinaire est un peu comme sauter du haut du Pont Mirabeau pour pratiquer sans filin le saut à l’élastique, histoire d’épater le couple de Chinois prenant la pose pour leur photographie officielle devant la Tour Eiffel illuminée. Sauf que, chaque jour qui passe comme la péniche sous le pont, écrire c’est mourir et revivre. Comme Apollinaire qui a survécu à la Grande guerre et à sa propre mort, dans l’Adieu du soleil.

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Tour Eiffel, de Robert Delaunay, hommage à Louis Blériot, 1914

C’est à toi que nous pensons, Wilhem Albert Włodzimierz Aleksander Apolinary Kostrowicki, né à Rome en 1880 d’une femme galante de noblesse polonaise, naturalisé Guillaume Apollinaire en 1916, et mort deux jours plus tôt que l’armistice, le 9 novembre 1918, comme s’il s’agissait d’emporter dans ton linceul littéraire, tousles charniers d’une guerre atroce.

Tu nous laisses parmi les plus beaux poèmes du vingtième siècle et de la langue française de manière générale , tel le Pont Mirabeau et La Chanson du mal-aimé, bien sûr, mais aussi des recueils admirables comme  le Bestiaire, les Poèmes à Lou et Calligrammes, ces poèmes écrits entre 1913 et 1916 au milieu des obus.

marie laurencin | Marie Laurencin apollinaire et ses amis #aseriousbanquet

Apollinaire et ses amis, oeuvre de Marie Laurencin, au musée Marmottan

Entre tous, notre préférence va à Zone, car les poètes ont un avantage appréciable par rapport à tous les romanciers et pisse-copies, c’est qu’ils peuvent se permettre de n’écrire qu’un seul poème dans leur vie pour devenir immortel, entrer au Panthéon ou atteindre l’Olympe. Parfois un vers suffit, comme : A la fin tu es las de ce monde ancien ; ou, pour les moins chanceux, deux vers :

Adieu  Adieu

Soleil cou coupé

Car c’est ainsi que commence et termine Zone, ce long poème constitué de 155 vers, sans garantie du décompte exact pour ce véritable et inattendu  hymne à l’Aviation. Il faudrait tous les citer, les lire, les publier ici. Nous nous contenterons de n’en reprendre que quelques-uns, le premier quatrain pour commencer, qui reste terriblement d’actualité, un siècle et d’innombrables guerres et morts plus tard :

Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine
Ici même les automobiles ont l’air d’être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation

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Plus loin, toujours d’actualité, une référence toujours d’actualité, à la liberté d’expression, en ces temps où la presse se meurt pour laisse la place aux ravages des fausses nouvelles sur internet :

Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à vingt-cinq centimes pleines d’aventures policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers

Sans oublier quelques vers que les imbéciles pourraient considérer blasphématoires maintenant que Dieu est en prison :

C’est Dieu qui meurt le vendredi et ressuscite le dimanche
C’est le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs
Il détient le record du monde pour la hauteur

Heureusement, son armée n’a pas renoncé à venir en aide aux hommes en leur offrant le ciel resté inaccessible aux générations précédentes :

Les anges voltigent autour du joli voltigeur
Icare Énoch Élie Apollonius de Thyane
Flottent autour du premier aéroplane

Voici une promesse réalisée, qui associe le monde entier à cette nouvelle conquête moderne :

L’avion se pose enfin sans refermer les ailes
Le ciel s’emplit alors de millions d’hirondelles
À tire-d’aile viennent les corbeaux les faucons les hiboux
D’Afrique arrivent les ibis les flamants les marabouts …

… Et d’Amérique vient le petit colibri
De Chine sont venus les pihis longs et souples
Qui n’ont qu’une seule aile et qui volent par couples

Guillaume Appolinaire dans l'atelier Picasso, 11 rue de Clichy

Guillaume Apollinaire dans l’atelier de Picasso, au 11 rue de Clichy

Arrêtons-là, les reprises du poème qui nous font traverser Paris de la tour Eiffel à Montmartre, pour nous emmener aux environs de Prague et au Hradchin dans les tavernes, puis à Marseille au milieu des pastèques et à Coblence à l’hôtel du Géant, avant de passer à Rome et Amsterdam pour s’en retourner à Paris « chez le juge d’instruction« , ou parmi les immigrants,  gare Saint-Lazare, rue des Rosiers ou rue des Ecouffes :

Tu es debout devant le zinc d’un bar crapuleux
Tu prends un café à deux sous parmi les malheureux

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie 

Tout cela pour s’en retourner, marchant vers Auteuil et « aller chez toi à pied » :

Dormir parmi tes fétiches d’Océanie et de Guinée
lls sont des Christs d’une autre forme et d’une autre croyance
Ce sont les Christs inférieurs des obscures espérances

Ah, Guillaume Apollinaire, fils de femme galante de noblesse polonaise, naturalisé Français, il est désormais vain de nous dire « Adieu, Adieu, soleil cou coupé » : qui peut nous dire pourquoi cet éclat d’obus est venu se ficher en ta tempe alors que tu lisais dans la tranchée le Mercure de France, ce qui était prendre un risque inutile pour la littérature, au milieu des champs d’automne ? C’était deux ans avant que tu ne meures de la grippe espagnole, boulevard Saint-Germain, et avant que le son du clairon ne vint, deux jours plus tard, sonner l’armistice.

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Apollinaire et sa muse, sur les toits de Paris

Mais, pour nous qui vivons sous la tyrannie de l’immédiat, en ambiance mortifère, craignant que l’Homme ne disparaisse en même temps que la mer monte, Guillaume Apollinaire nous laisse entrevoir, au milieu des hélices, que l’espérance est notre salut et qu’il faut, malgré tout, avoir foi et confiance dans les hommes et ses qualités intellectuelles au service de l’humanité. Nos prédécesseurs impatients ont bien inventé, le feu thermique et nucléaire, l’automobile et l’aviation, ils nous ont appris à transformer l’eau de mer en eau potable, à nourrir ou presque sept milliards d’homme là où à l’échelle de la présence humaine, la plupart du temps il n’en vivait qu’un milliard,  pourquoi n’arriverions-nous pas à purifier l’air que nous respirons pour remettre les aiguilles de la terre à l’heure de la vie possible ?

Mais d’ici-là, pour celles et ceux égarés jusqu’ici, savez-vous ce qu’est un pihi, mot créé par Apollinaire pour la première fois dans le recueil « Alcools » et repris plusieurs fois dans ses poèmes ? Il fait référence à des oiseaux imaginaires  appartenant à la mythologie chinoise, dénommés biyi Niao, signifiant « côte-à-côte » et « oiseau », pour désigner un oiseau qui n’aurait qu’une aile, obligé de voler en couple, en anglais Jian Birds.

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Et puisqu’il nous faut étaler notre culture comme de la confiture d’abricot sur une biscotte tri-cotés, pouvez-vous situer, sans utiliser Google Maps ou Waze, bande de fainéants, ce port-Aviation d’autrefois ? Eh bien, figurez-vous que Port-Aviation était situé sur la commune de Viry-Châtillon, et qu’il s’agit du premier aérodrome à avoir été réalisé au monde en 1909, par la Société d’encouragement de l’aviation, en un lieu réunissant toutes les installations utiles pour un champ d’aviation, hangars, ateliers de maintenance, tour de contrôle, et même une tribune pour accueillir le public et s’y restaurer.

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C’est sur ce site que Louis Blériot va s’entraîner pour traverser la Manche en 1909, que le comte Lambert décollera pour survoler la tour Eiffel et qu’Adolphe Célestin Pigoud y volera la tête en bas avant d’enchaîner des loopings. Transformé pendant la Grande guerre en lieu d’entraînement des pilotes de combat, l’aérodrome sera fermé après guerre, faute de disposer de terrains suffisants pour s’étendre, et les installations bientôt démolies, pour ne plus laisser comme vestige qu’un simple bâtiment, frêle témoin d’une gloire immortelle, celle d’avoir propulsé l’aviation au firmament, et même au-delà jusqu’au huitième ciel.

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Et c’est en cela que les poètes nous sont précieux, il nous apprennent plus que tout autres, à voler en escadrille au milieu des mots et filer en rêve à tire-d’aile comme un pihi.

Homage to Appolinaire (1911-1912 - Marc Chagall

Hommage à Appolinaire, oeuvre de Marc Chagall, 1911-1912