Jour d’adieu aux éléphants et dinosaures

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Avec l’invention sulfureuse des primaires qui sont aux traditions électorales  françaises ce que serait le Royaume-Uni sans monarchie, sans Ecossais et sans Gallois, un pays chiche de tous petits pois, la campagne électorale qui vient de s’achever a été la plus inepte depuis que les Français ont adopté par référendum, en 1962, le principe d’élire au suffrage universel le président de la Vème République. L’ineptie tient au fait que toute cette campagne électorale a été organisée par les médias sur le risque ridicule que représentait une possible arrivée au pouvoir de la représentante de l’extrême droite alors même que cette probabilité n’a jamais dépassé 1% de chance, comme l’a fort bien calculé l’hebdomadaire anglais The Economist dans une étude publiée dans son numéro 16 d’avril 2017 précédant les élections (Image introductive : Allégorie du Bon Gouvernement, fresque de Sienne)

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Voilà plus de trente ans que la classe politique et les médias se nourrissent exclusivement d’une absence de réflexion sur l’état de la France en brandissant la menace de l’extrême droite, prétexte à passer sous silence le lent déclin d’un pays miné par l’égoïsme, les tensions sociales et raciales et désormais des attaques terroristes sur fond de conflits religieux. Et à force de paralyser toute initiative créatrice d’énergie et de dynamisme, de se complaire dans la stagnation économique et de refuser de chercher des solutions aux problèmes du pays qui s’accumulent, la France, élection après élection, est en train de rendre possible l’impensable, l’invraisemblable, l’impossible, voir un parti fasciste débouler au pouvoir, alors que les Français avec les Anglais sont les deux peuples au monde partageant à la fois les traditions démocratiques les plus anciennes et un goût certain pour des gouvernements modérés ou tout au moins tempérés par des contrepoids de toutes sortes.

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Cette campagne électorale aura tout de même eu un grand mérite : écarter au moins provisoirement les éléphants socialistes et les dinosaures républicains qui depuis les années soixante-dix occupaient tout l’espace politique, les premiers devenant les successeurs statufiés du parti de la rose au programme politique fané de contradictions idéologiques,  tandis que les autres se considéraient comme les héritiers,  en vérité indignes, d’une pensée politique gaulliste née de la débâcle de mai 1940 et qui n’avait pas vocation à survivre à une période close de l’histoire de la France.

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La France attend un nouveau Richelieu à qui on doit la »cité idéale » du même nom

L’arrivée au pouvoir d’un homme jeune qui n’est pas véritablement issu du sérail politique, constitue donc une chance pour la France et pour l’Europe. Espérons que les Français et les Européens sauront la saisir et que les éléphants épuisés auront la dignité de rejoindre au cimetière des pachydermes tous ces dinosaures qui ont réussi l’exploit odieux au cours des quarante dernières années d’accumuler les déficits publics, pas un excédent depuis 1973, de multiplier par dix le nombre des chômeurs et de porter l’endettement de la France à plus de deux mille milliards d’euros, près de 100% du PIB au lieu de moins de 20% en 1980.

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Mais on a beau être en marche, le chemin sera long avant de rétablir les équilibres fondamentaux économiques et il faudra beaucoup de savoir-faire pour maintenir la cohésion sociale d’un pays profondément divisé, meurtri, aux nerfs à vif du fait d’une classe politique qui n’a cessé de manipuler les foules par des promesses délirantes, et mépriser toutes ces dernières décennies, les paysans, les ouvriers, les employés, les chômeurs, et de manière générale, tout ceux qui n’ont rien que leur misère à partager.

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Les deux merveilles du monde sont la Bible et la musique de Mozart. Et une troisième, naturellement, l’Amour », Marc Chagall

Et à l’heure de l’action, espérons que cette nouvelle génération dirigeante pleine de promesses, n’oubliera pas que la véritable politique n’est en fait que l’art d’associer à une volonté à toute épreuve, l’amour des hommes en sacrifiant sa vie au bien commun, et que le sens politique, c’est uniquement faire preuve d’humanisme à tout instant, sans chercher à amasser des trésors sur la terre mais dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point…, car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

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Faire le bien pour autrui, est le seul programme politique qui tienne la route pour les cinq ans à venir, sinon il est à craindre que les probabilités de The Economist dans cinq ans n’affolent les compteurs pour de bon, et que ce ne soit plus un quart des électeurs qui votent pour les appels frénétiques à la peur et la violence, mais 51% et bien plus, avec 100% de probabilité d’éccéder au pouvoir. Mais saurons-nous n’avoir pas peur du lendemain pour s’occuper aujourd’hui de ceux qui n’ont rien ? Là est le véritable défi des cinq ans qui viennent.

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Les pèlerins d’Emmaüs, figures tutélaires du Bien pour autrui