Police canine, police raciste !

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Pour nous qui avons dénoncé la gangrène raciste s’épanouissant dans la police nationale, et pour tous ces enfants, adolescents ou adultes noirs régulièrement victimes de ces comportements agressifs et violents qui se déchaînent en usant de l’autorité publique pour justifier abusivement d’actes criminels, il est à craindre, hélas, qu’il ne soit bien tard pour nettoyer cette écurie d’Augias qu’est la préfecture de police de Paris en ce domaine.

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Pour avoir laissé depuis des décennies se développer ces comportements odieux dans d’innombrables quartiers de Paris, pour n’avoir pas écouté le Défenseur des droits qui demandait encore récemment que cessent les contrôles au faciès sans motif, contrôles qui sont une atteinte sournoise aux droits de l’homme, il est aussi à craindre qu’il ne soit bien tard pour que les autorités politiques et publiques puissent remédier à cette situation d’atteinte aux libertés publiques et à la dignité humaine.

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Car le lâchage méprisable d’un chien sur un individu sans défense nous rappelle des souvenirs ignobles et innommables, lorsque les bergers allemands faisaient la loi dans les rues de Paris et que des policiers sans vergogne de cette même préfecture exécutaient les basses oeuvres de l’occupant, sans un remords plus tard pour les complicités criminelles de quatre ans de guerre sous prétexte d’un soulèvement bien tardif dissimulant d’une feuille de vigne une vérité tragique et sanglante. Et puis, lâcher ainsi un chien sur un être humain noir sans défense évoque aussi historiquement, les chiens de maître lâchés sur les esclaves dans les colonies des Antilles. Il faut lire à ce sujet l’excellent article publiée dans la revue Napoleonica sur l’utilisation des chiens de combat pendant la guerre d’indépendance haïtienne :

Un prisonnier noir fut tout d’abord mené dans l’arène et lié à un poteau (selon Lacroix, Madiou et Ardouin, c’était le serviteur du général Pierre Boyer, le chef d’état-major de Rochambeau). Ce fut ensuite au tour des chiens d’entrer en scène. Les cris de la foule et les tiraillements de la faim auraient dû attiser leur ardeur mais, ne parvenant pas à comprendre ce qu’on attendait d’eux, ils restèrent immobiles auprès du prisonnier. Ce n’est qu’après que leurs meneurs les encouragèrent (et que Boyer, selon Ardouin et Madiou, ouvrit l’estomac de la victime d’un coup de sabre) qu’ils émergèrent enfin de leur torpeur. Soudain, dans un tourbillon de poussière rouge sang, ils dévorèrent leur proie au son d’une fanfare militaire et des rugissements de la foule. L’exécution ne dura que quelques minutes. Après avoir assouvi leur soif de vengeance, les spectateurs se retirèrent chez eux pendant que les chiens, ayant prouvé leur ardeur guerrière, étaient apprêtés pour leur prochaine mission, une opération contre les rebelles de l’île voisine de La Tortue.
Domingue https://www.cairn.info/revue-napoleonica-la-revue-2012-3-page-54.htm

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Chasseurs d’esclaves, avec chiens et chevaux

Rappeler que Paris depuis des années est soumise à la loi raciste de policiers qui abusent de leur autorité ne suffit pas. Il faut encore plus souligner que jamais leurs supérieurs hiérarchiques, toutes ces mêmes années, n’ont tenté d’y mettre fin ou  simplement cherchés à modérer ces comportements sous prétexte  abusif d’une priorité absolue donnée à « faire du chiffre » répressif. L’affaire Théo en est une banale illustration. Nul doute que la Police des polices expliquera une nouvelle fois que les individus noirs concernés étaient défavorablement connus des services de police, nul doute qu’en rangs serrés, seront lancées des enquêtes perfides pour déconsidérer ces personnes agressées par des sauvages en uniforme. Mais peu importe que ces personnes soient des anges ou de la racaille, là n’est pas la question, un policier n’est plus un policier quand il laisse volontairement un chien bondir sur un être humain, et des policiers  ne sont plus des policiers quand ils se ruent lâchement à plusieurs pour massacrer de coups une personne. La hiérarchie policière ne doit pas  accepter que les forces de l’ordre se transforment ainsi en provocateurs du désordre, car quand le policier devient un voyou, une canaille ou simple racaille, c’est toute la Nation alors qui est en danger. La France ne peut et ne veut pas devenir l’Amérique !

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C’est pourquoi, plutôt que de faire des commissions d’enquête inutiles sur le comportement égaré d’un individu exalté,  les assemblées parlementaires seraient bien inspirées d’ouvrir, enfin, mille fois enfin, une enquête parlementaire sur le comportement de la police parisienne envers les jeunes Noirs, elles risqueraient fort d’être surprises si elles osaient, dans leur fort Chabrol bien confortable du septième arrondissement, donner la parole aux citoyens confrontés quotidiennement aux brigades canines et aux tasers de la BAC. Et il serait encore bien plus intéressant d’entendre ce que la hiérarchie policière couvrant ces comportements depuis des années, peut dire sur ces agissements multi-récidivistes, au lieu de demander, en pleine torpeur estivale, si l’un ou l’autre connaîtrait un certain sieur Benalla jouant, jour de fête du travail,  à une parodie grotesque des méthodes policières lors des défilés bons-enfants : si Benalla vous choque, alors, que dire de certains contrôles de police ?

Car les images de ce chien volontairement  lâché sur un civil sans défense par un policier légalement habillé en uniforme, suivi d’un tabassage immonde, sont des images autrement plus violentes et répugnantes, qui ne seront jamais effacées de notre mémoire collective, elles sont là pour l’éternité comme témoignage de cette violence raciste qui traverse la police nationale en rejoignant les profondeurs les plus sordides du pays, au point  de déshonorer toute la nation française.

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Entraînement des chiens à attaquer et blesser des esclaves, à Haïti

Mesdames et messieurs les parlementaires, soyez utiles, il  y a urgence ! Apprenez à nos policiers, surtout s’ils sont Blancs, qu’on ne lâche jamais un chien sur un homme noir, cela rappelle des moments épouvantables de notre histoire,  susceptibles un jour ou l’autre de provoquer une colère qui embrasera toute la République et la Nation ! Car dans la vie, il n’y a pas que les Nuits blanches des Bobos, il y a aussi ces jours Noirs où tout Français habité d’une once d’humanisme a honte pour son pays et aimerait bien rejoindre la colonie des manchots aux îles Nuageuses plutôt que de subir à nouveau l’outrage obscène de ces scènes gratuites de violence raciste.

Dans les rues de Paris, agression sauvage, le 4 octobre 2018

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