Courir après un bus sous la pluie

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Pour conclure une année pauvre en chroniques de l’auteur virtuel, voici des paroles qui pourraient être celles d’une chanson dont il reste à trouver l’air, de quoi occuper les longues nuits d’hiver dans les chaumières chauffées au bois et éclairées à la flamme vacillante de bougies, tandis que dehors, rôde à nouveau le loup protégé qui n’en espérait pas tant de la folie humaine. Heureusement, les hommes s’agglutinent désormais dans les villes, tandis que dans les montagnes et les collines abandonnées à la nature, il ne reste plus que de rares jeunes filles à mettre sous la dent du lupus vulgus, ainsi que quelques agneaux méprisés des adoratrices véganes, bien décidées à interdire la consommation de viande, pauvres de nous. Ni chaperon rouge, ni chapon rôti, nous ne pourrons bientôt plus compter à Noël que sur des marrons froids, touche pas à la bûche ! En attendant, chantonnons faux pour que la pluie vienne.

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Montmartre sous la pluie, par Pierre Bonnard

Courir après un bus sous la pluie en chantant à tue-tête main dans la main traverser la rue au rayon vert d’un jour qui se lève, sauter sur une plateforme aspirée par le temps et saluer le chauffeur en donnant un ticket en guenille, c’est le bonheur fou.

Laisser résonner des rires en cascade en chuchotant sans raison des secrets de pirate, observer des passants oppressés égouttés glisser sur le trottoir et perdre dégoûtés d’impatience le sommeil d’une nuit, c’est le bonheur fou.

Traverser un quartier populeux au verbe des Nations, descendre dans la cohue en ramassant un gant perdu, s’arrêter à la boulangerie pour trouver des pains d’antan et laisser tomber des pièces pour quelques bonbons, c’est le bonheur fou.

Marcher une dernière fois en soulevant les pavés d’une vie, virevolter aux souvenirs d’un détour d’une impasse oubliée, dépoussiérer l’image de la maîtresse disparue et entrer à l’école déposer sa petite-fille son petit-fils, c’est le bonheur, le bonheur vraiment fou. 

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Boulevard Poissonnière sous la pluie, Pierre Béraud, musée Carnavalet 

L’auteur virtuel dédie ce petit poème en prose à ses petits-enfants, pour tout le bonheur qu’ils lui procure sans compter, un bonheur simple et tranquille qui est le seul bonheur de la vie, le bonheur de la vie éternelle qui passe de génération en génération, témoignage irréfutable de l’existence de Dieu se manifestant en tout et partout, sans que nous ayons à se préoccuper de l’implorer, le supplier ou le prier, et qui nous donne cette force qui est notre Pain quotidien, de courir sous la pluie ou le soleil pour attraper, chaque jour nécessaire, l’autobus permettant de déposer à l’heure une petite fille joyeuse ou un petit garçon rieur à l’école maternelle . Alléluia.

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