Bouquets éternels

Contrairement à ce que peut imaginer un chanteur confronté aux rigueurs de l’hiver arménien, il n’ est pas plus facile de vivre au soleil, surtout lorsque celui-ci est implacable. On peut se protéger du froid, un igloo fait l’ affaire, et l’ eau qui dévale des montagnes  peut faire l’affaire : impossible au soleil, demandez aux os qui jonchent les pistes qui traversent les déserts, ils en connaissent la rude loi.

En revanche, tout est plus facile lorsque la nature s’ occupe de tout, y compris lorsqu’ elle laisse le jardinier céleste entretenir chaque jour qui passe, des bouquets offerts à la vitalité amoureuse des pluies et des astres ombrés sous les nuages qui passent de jour comme de nuit, nous rappelant qu’au petit jeu de la pelle, du râteau et des seaux, rien ne sert de courir, il faut laisser la nature faire son oeuvre toute l’année, qu’ il pleuve, qu’ il vente ou même qu’ il neige.

Les hommes passent, la nature demeure. Poussières nous sommes, poussière nous restons, sans regrets, au seul souvenir des bouquets éternels.


L’homme a beau faire, les siècles veillent à ce que la nature demeure plus ou moins telle quelle, dans l’ ordre et le désordre des choses.

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