Heureux ceux qui aiment le ciel et la terre au temps du Covid-19

L'espérance de vie en France - Les graphiques interprétés - Les ...

En ces jours d’interdiction des cultes, décision sans précédent depuis la Révolution française, la lecture des Evangiles demeure un point d’entrée pour comprendre le monde dans lequel nous vivons : les hommes sont le sel de la terre, la lumière du monde : « une ville ne peut se cacher, qui est sise au sommet d’un mont » (Matthieu 6, 13), encore moins quand les Césars de toutes les nations  confinent brutalement leur population dans l’improvisation, l’impréparation et l’interdiction absolutiste pour faire face à une pandémie dont on ne sait rien pour mieux l’ignorer en décisions hâtives.

L’oubli des leçons de l’histoire est le principal risque qui menace les populations et les nations lorsque dans la routine du quotidien, elles en en viennent à croire que tout serait acquis dans le meilleur des mondes se résumant à une succession insouciante de jours de paix et de tranquillité. Qu’un danger inattendu apparaisse, il devient source intarissable de peurs et d’erreurs humaines. Il ne sert pourtant à rien de s’inquiéter pour notre vie, sachant que nous valons plus que les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers… Demain s’inquiétera de lui même. A chaque jour suffit sa peine. (Matthieu 6 13, 25 et 34).

Pourquoi les médecins de la peste portaient-ils ces drôles de ...

Perte de sang-froid et folie mimétique au temps du COVID-19

Quel souvenir sur le long terme garderons-nous en définitive de l’éruption épidémique du Covid-19 de 2020 si ce n’est la perte de sang-froid et la folie mimétique qui ont emporté le monde entier dans une course aveugle pour prendre dans la précipitation des décisions  à l’emporte-pièce confrontées à un événement inattendu mais pourtant aussi prévisible à l’échelle historique que l’éruption inéluctable d’un volcan actif, le passage d’un cyclone dans les îles de la Caraïbe ou la survenue d’un tremblement de terre en zone de fracture sismique, suivi d’un tsunami.

Pour avoir oublié qu’une pandémie pouvait survenir, le prix à payer de l’impréparation sera historique, comparable aux dévastations d’une guerre, sans compter que dans les désordres qui suivront ont ne peut exclure des violences endémiques et le déchaînement de cataclysmes guerriers qui pourraient se propager à l’humanité entière. L’urgence vitale est de retrouver le sang-froid perdu dans les premiers mois de la dévastation épidémique en matière économique.

Si erreurs manifestes il y a eu, ce ne sont pas forcément le manque de masque pour les personnels soignants et la population, l’absence de tests ou de lits de réanimation dans les hôpitaux, cela n’a évidemment pas aidé à endiguer la vague et facilité le travail pour contenir l’épidémie dans les premiers temps de son déclenchement.

Quand on ne voit que le soleil qui poudroie

Ces erreurs sont d’autant mineures que le retard et les dissimulations aux premiers temps de l’épidémie survenue en Chine à une date encore ignorée un semestre plus tard, ont eu un effet domino détestable et dévastateur sur les mesures à prendre pour endiguer la vague, retardant de surcroît des décisions à l’échelle mondiale en l’absence d’informations sérieuses de la part des dirigeants communistes chinois : il est désormais certain que les premiers morts survenus en Occident au dernier trimestre de l’année 2019 sont bien antérieurs aux premières informations éparses distribuées au compte-goutte et vraisemblablement fausses s’agissant des origines premières du cataclysme en Chine.

Là où il fallait compter en jours pour la transmission d’informations épidémiologiques, la Chine a fait perdre un temps fou au monde entier en comptant en semaines et mois. Sa responsabilité est écrasante comme les dirigeants de Taïwan l’ont expliquée dès les premiers jours de la pandémie en mettant en garde l’Occident sur les mensonges flagrants et dévastateurs de la Chine. L’Occident nigaud se réveillant fort tardivement, a commis des erreurs supplémentaires en calquant ses mesures de lutte contre le virus sur celles prises en Chine, alors que rétrospectivement, plusieurs mois plus tard, nous ne savons fichtrement rien de ce qui est véritablement efficace pour mettre fin à la pandémie : le monde entier attend voir venir une deuxième vague comme s’il le demandait à Anne, ma soeur Anne lui répliquant : je ne vois que le soleil qui poudroie… (Charles Perrault, la Barbe bleue)

Pourtant là n’est pas pas forcément l’essentiel. Le comportement des communistes chinois pourrait même avoir des effets bénéfiques en révélant au monde entier son caractère d’Etat absolument totalitaire et terroriste et ses velléités d’hégémonie mondiale obligeant les Nations de bonne volonté à endiguer une menace aussi dangereuse si ce n’est plus qu’une pandémie, pour l’équilibre du monde et la liberté des hommes qui est la seule marche humaine qui compte.

Un milliard d'humains en 1800, 7 milliards aujourd'hui

Multiplication des hommes et soumission de la terre au fil des âges

En fait, la pandémie nous obliger à porter un regard lucide sur la réalité humaine au fil des âges. Notre génération en univers de mondialisation accélérée et sous l’effet des progrès scientifiques et techniques gigantesques au cours de ces deux derniers siècles , a fait preuve d’orgueil et oublié les leçons de l’histoire, non pas tant celles des pandémies que tout simplement celles de la Vie humaine depuis les Origines du monde et de de l’Humanité, retracées dans le premier récit de la création : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre était vague et vide, les ténèbres couvraient l’abîme, l’esprit de Dieu planait sur les eaux…, et cela avant même que la lumière soit.

Les hommes n’ont pas toujours obéi à Dieu mais ils ont au fil des âges répondu à la bénédiction de Dieu qui leur dit : soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-là ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre… Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence: ce sera votre nourriture (la Genèse, 1. 28).

Les hommes ont répondu tant bien que mal à l’appel de Dieu depuis 12.000 ans : on compte aujourd’hui 7,7 milliards d’êtres humains alors qu’ils n’étaient que 200 millions au premier siècle de notre ère, le premier milliard ayant été atteint vers 1800.

Il faudra attendre un siècle de plus pour que le seuil de deux milliards soit franchi en 1927 puis celui de trois milliards en 1960, pour ensuite voir progresser la population mondiale d’un milliard tous les onze à quatorze ans, transformant radicalement l’usage du ciel et de la terre par les hommes au détriment de la nature du fait d’une surexploitation dévastatrice : nourrir, vêtir et loger 7,6 milliards de Terriens en 2020 demanderait bien plus de se projeter dans le long terme, d’autant que selon les scénarios retenus, les variations attendues d’ici la fin du siècle actuel sont extrêmes, allant de la décroissance  (6 milliards) à un doublement (quinze milliards) le scénario médian prévoyant 10 milliards en 2100.

Espérer est vivre

Deux facteurs expliquent comment les hommes ont empli et soumis la terre depuis deux siècles: les progrès de la médecine illustrés par la vaccination et l’apport de nouvelles techniques permettant de nourrir tant bien que mal 7,6 milliards d’êtres humains à l’échelle planétaire, la mondialisation bienfaitrice des échanges permettant de réduire l’effet des famines dans les pays où les ressources alimentaires sont rares et les climats ardus.

La diminution drastique de la mortalité infantile liée à la progression des soins donnés aux populations ainsi qu’une meilleure alimentation ont enclenché un bond sans précédent de l’espérance de vie sur tous les continents pour dépasser quatre-vingts dans de nombreux pays et plus de cinquante ans dans les pays rencontrant le plus de difficultés sanitaires ou alimentaires.

En Occident,  le cas de la France permet de prendre conscience de l’évolution extraordinaire de l’espérance de vie passée de moins de trente ans sous la Révolution à quatre-vingt ans au début des années 2000, alors qu’à la veille de la Première guerre mondiale, elle était de cinquante ans, et de soixante ans au début de la Seconde guerre mondiale.

Oublier la démographie est faire preuve d’orgueil

Pour vaincre l’épidémie, il faut s’en remettre certes à l’histoire des pandémies mais surtout à notre histoire démographique qui est la véritable échelle pour prendre des décisions, l’échelle du temps long, celui de l’espérance de vie de génération en génération.

Or que nous apprend cette échelle du long terme ? Que pour l’instant nous avons eu tout faux, absolument tout faux dans la gestion de l’épidémie de Covid-19. Pourquoi ? Pour deux raisons. Comparaison n’est pas raison ; l’accumulation de données, notamment les cumuls de statistiques faussent le regard porté sur la maladie, et suscite appréhension, peur et découragement : en France, 27.000 morts en quatre-vingt jours, c’est 350 morts par jour, à comparer aux 2.000 naissances quotidiennes ou encore, plus éloquent, aux 27.000 soldats Français tombés au champ d’honneur le 22 août 2014 qui fut le jour le plus meurtrier de l’histoire de France alors que la population française était alors de quarante millions (au lieu de 67 millions en 2020).

Nous comparons aussi des données démographiques actuelles avec des données antérieures sans rapport aucun. Il suffit de s’en tenir à la répartition par âge des décès. Prenons l’exemple de la France. Au 17 mai, 2020, le nombre de vies perdues en milieu hospitalier atteint 17.466 selon l’organisme officiel Santé publique, ainsi réparti:

  • personnes âgées de 80 ans et + : 59 % ( 10.236 décès)
  • personnes âgées de 60 à 79 ans : 34,5% (5.995 décès)
  • personnes âgées de 40 à 59 ans : 5,8% (1.011 décès)
  • personnes âgées de 20 à 39 ans : 0,6 % (< 100 décès)
  • personnes âgées de moins de 20 ans : epsilon (une douzaine de décès)
  • âge inconnu : 106

Les établissements de santé spécialisés de type EHPAD ayant dans le même temps enregistrés 10.642 décès dont le plus grand nombre concerne des personnes de plus de soixante ans, ce sont 28.108 décès qui ont été enregistrés depuis le 1er mars 2020, ainsi répartis :

  • personnes âgées de 80 ans et + : 61% ( 17.000 décès)
  • personnes âgées de 60 à 79 ans : 35 % (<10.000 décès)
  • personnes âgées de 40  à 59 ans : 3,4% (environ 1.400 décès)
  • personnes âgées de 20 à 39 ans : 0,6 % (< 100 décès)
  • personnes âgées de moins de 20 ans : epsilon (une douzaine de décès)
  • âge inconnu : 106

Toujours rapporté à l’espérance de vie, le changement intervient véritablement voici un demi-siècle. L’espérance de vie progresse et franchit le seuil de soixante-quinze ans en même temps que la population augmente, comme le montre le tableau qui suit en provenance de l’INSEE donnant la répartition par âge en % : les plus de 60 ans sont un quart de la population désormais au lieu d’un huitième en 1900, près un Français sur dix ayant désormais plus de 75 ans au lieu de 2,5% en 1900 (en revanche, le nombre de moins de 20 ans passe d’un tiers à moins d’un quart).

Au 1er janvier Moins de 20 ans 20 ans à 59 ans 60 ans ou plus dont 75 ans ou plus Ensemble en milliers
19011 34,3 53,0 12,7 2,5 38 485,9
19101 33,6 53,7 12,7 2,5 39 089,0
1920 31,3 54,9 13,8 2,8 38 383,0
1930 30,1 55,7 14,2 2,9 40 912,1
1946 29,5 54,4 16,0 3,4 40 125,2
1950 30,1 53,6 16,2 3,8 41 647,3
1960 32,3 51,0 16,7 4,3 45 464,8
1970 33,1 48,9 18,0 4,7 50 528,2
1980 30,6 52,4 17,0 5,7 53 731,4
1990 27,8 53,2 19,0 6,8 56 577,0
2000 25,6 53,8 20,6 7,2 58 858,2
2010 24,5 52,7 22,8 8,9 62 765,2
2013 24,4 51,6 24,1 9,1 63 697,9
2014 24,3 51,3 24,4 9,2 64 028,0
2015 24,3 50,9 24,8 9,3 64 300,8
2016 (p) 24,3 50,5 25,2 9,3 64 558,5
2017 (p) 24,2 50,3 25,5 9,3 64 801,1
2018 (p) 24,1 50,0 25,9 9,3 65 018,1

Rapprochés ces chiffres aux espérances de vie enregistrées dans l’histoire démographique française, que constate-t-on ? Le covid-19 aurait été tout simplement dans le contexte hygiénique actuel, une épidémie à bas bruit jusqu’en 1914 voire 1939, passant plus ou moins inaperçue  puisque ce sont pour l’essentiel les personnes âgées de plus de 60 ans qui sont concernées, pour plus des neuf-dixième de la population. Les vieillards d’alors auraient été emportés sous l’effet d’une « mauvaise grippe », d’un « climat bronchiteux » comme on pouvait l’entendre en pays de bocages de l’Ouest jusque dans les années 70.

Des soldats français au début de la Première Guerre mondiale, en 1914

Des soldats français au début de la Première guerre mondiale en 1914

Les dix leçons à tirer de la première vague de Covid-19

Ces rapprochements permettent à ce jour de tirer dix leçons de l’épidémie de Covid-19 :

  1. le nombre de décès dans la population des personnes en âge de travailler ou de travailler un jour, est très faible. Si on prend le seuil de 60 ans, ce sont moins de 1.500 personnes qui ont été arrachées à la vie, rapportée à une population qui dépasse 48 millions soit une proportion égale à 3/100.000ème. Il n’était peut-être pas nécessaire de placer la population active en confinement absolu à moins d’un kilomètre de leur domicile qui aurait pu être cent mètres, 1,2, 3 ou 10 kilomètres tout aussi arbitrairement calculés selon l’humeur tout aussi variable des dirigeants.
  2. Pour les enfants de moins de quatorze ans, le nombre de décès est de quatre pour onze millions d’enfants, on est en-dessous du seuil d’un enfant pour un million. idem pour les moins de vingt ans. Fermer les écoles avant les EHPAD continue de susciter incompréhension et doutes sur la lucidité et la sincérité des dispositifs retenus aux premières semaines du confinement.
  3. Si on prend le seuil de quatre-vingts ans qui est celui de l’espérance de vie moyenne de la population française, on constate que six décès sur dix concerne des personnes ayant dépassé ce seuil d’espérance, soit pas moins de 17.000 personnes entrées dans l’âge où, hélas, on commence à régulièrement danser avec la mort pour 9,3% de la population, soit six millions d’habitants métropolitains.  Aussi, si on ne prend statistiquement que les personnes ayant un âge inférieur à l’espérance de vie moyenne, excluant donc des « décès casuels » définis comme ayant une probabilité plus proche dans le temps, on ne comptabilise plus que dix mille décès rapportés aux 57 millions de personnes à la recherche de l’atteinte de l’espérance de vie moyenne.
  4. Les effets de la pandémie de Covid-19 à ce jour ne sont aucunement dévastateurs en comparaison des précédentes pandémies telles que la peste, le choléra ou même la grippe espagnole. Les millions de morts des précédentes pandémies concernaient des personnes âgées de moins de cinquante ans, là où le Covid-19 provoque quelques milliers de décès dans la population de même âge. [et donc, arrêtons de faire peur comme un ministre de la Santé comparant le Covid-19 à la grippe espagnole. Rien à voir d’un point de vue démographique].
  5. S’agissant du Covid-19, les décisions de confinement et déconfinement, si elles sont nécessaires, doivent absolument tenir compte des données démographiques. L’objectif prioritaire est de protéger principalement les populations les plus âgées, les seniors du quatrième âge (> 75 ans)  et les personnes atteintes de comorbidité ou obésité. A ce jour, on ne peut dire au regard du désastre dans les EHPAD que cet objectif ait été atteint, loin s’en faut, nos Anciens ayant même été oubliés voire écartés des circuits de soins dans les premières semaines de l’épidémie, suscitant une vague dévastatrice quand celle-ci a atteint ces établissements !
  6. Le vieillissement de la population dans les démocraties  a conduit à donner les clefs des décisions au Pouvoir gris, celui des tempes grisonnantes qui se déplacent en masse aux urnes et pour lesquelles les hommes politiques recherchent leurs suffrages sans lesquels il ne serait pas possible d’accéder et se maintenir au pouvoir. Une fois encore, la crise du Covid-19 a sacrifié la population active et les jeunes actifs entrant sur le marché de l’emploi du fait de l’effondrement brutal de l’économie. Comment créer des emplois quant il va falloir partager un PIB tombé de 100 à 90 ? Qui supportera le fardeau du dixième perdu, la nouvelle dîme ?
  7. Le choix n’est pas entre l’économie et la santé, les deux vont d’autant plus de pair que les personnes en âge de travailler (moins de 65 ans) semblent pour l’essentiel pouvoir échapper aux effets mortels du Covid-19. Quant aux personnes en âge de scolarisation, la peur soulevée par le Covid-19 dans la population a conduit à ce que les enfants soient bientôt plus menacés en termes de santé par la « javelisation » à outrance de la société que par le virus ! Le principe de précaution appliqué à une pandémie est d’autant plus aberrant que nul ne sait comment passe une pandémie, ce n’est pas un tsunami ou un tremblement de terre avec des répliques, c’est une pandémie, Idiot, comme l’économie, Idiot !
  8. De même qu’après le 6 juin 1944, il fallait sauver le soldat Ryan, après la première vague du Covid-19, il faudra sauver toutes les entreprises qui se retrouvent ensevelies dans les tranchées mondiales de l’économie sans avoir pu esquisser le moindre geste barrière avant la décision brutale de confinement absolu. Les entreprises ont tout autant le droit à la vie économique que les mastodontes de l’administration française dont on sait qu’elles ne sont jamais appelées à rejoindre le cimetière des mammouths. Bien plus importante serait une réforme en profondeur de l’Etat qui n’a pas connu la moindre véritable évolution depuis deux siècles, empilant au milieu du mille-feuille territorial des dizaines de milliers de normes à l’efficacité inversement proportionnelle à leur nombre.
  9. L’heure ne devra jamais être au jugement de prétendus coupables ou irresponsables au titre de décisions chaotiques ou d’impréparation. Qui peut jeter la première pierre si ce n’est celui qui jalouse la place ou veut assouvir une vengeance personnelle ou collective lorsqu’elle plonge ses racines dans la haine?  Que celui qui a vu la pandémie se lève ! Une nouvelle fois, il nous faut revenir à l’évangile selon Matthieu, (7 1-3) : Ne jugez pas pour n’être pas jugés. Car du jugement dont vous jugez on vous jugera et de la mesure dont vous mesurez on usera pour vous. Qu’as tu à regarder la paille qui est dans l’oeil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas? [cela dit un peu de bannissement à l’île Tromelin  pourrait ne pas trop faire de mal et satisfaire les foules mimétiques, voir à ce sujet L’île des esclaves oubliés].
  10. L’Afrique serait moins touchée par la pandémie. On n’en sait fichtrement rien à ce jour. Simplement, la situation n’est absolument pas la même ! L’espérance moyenne de vie et la répartition de la société par tranches d’âge conduisent naturellement à mieux la prémunir démographiquement et à ne permettre aucune comparaison statistique avec les pays de l’OCDE en situation démographique inverse en termes de répartition de population par âge. C’est un peu comme comparer un vieillard pratiquant le marathon en déambulateur avec un athlète sprintant le cent mètres aux Jeux olympiques.

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Faire preuve de discernement et sincérité

En conclusion, il est plus que temps, au regard de la longue traîne historique, de remettre toutes les personnes en bonne santé au travail, d’ouvrir les écoles, de relancer vigoureusement l’économie et surtout d’arrêter de faire peur à la population. On ne vaincra pas la pandémie en effrayant le bon peuple mais en expliquant  avec franchise les enjeux sanitaires, démographiques, économiques et sociaux.

Dans la chaîne des générations, ce sont nos Anciens qu’il faut protéger tout en veillant sur les plus fragiles et démunis sans oublier nos enfants qu’il faut continuer à accompagner dans leurs premiers pas. Nous devons leur apprendre à affronter la vie avec courage et lucidité pour les mener sur la voie du discernement et de la sincérité sans laquelle aucune liberté n’est possible pour les hommes.

Cela nous fait penser à un dicton breton : ce n’est pas en laissant les marins sur le quai qu’un bateau prenant la mer peut affronter la tempête.  Peu importe d’ailleurs l’âge du capitaine auquel il n’est besoin  de n’avoir au temps des destinées incertaines, qu’un seul talent à exercer, celui du caractère trempé dans l’adversité. Le discernement en matière démographique peut aider ces jours-ci.

France - Espérance de vie - Doctissimo

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L’espérance de vie en France (article de l’INED)

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Lire le graphique

Ce graphique présente l’évolution de l’espérance de vie à la naissance en France, de 1740 à 2012. L’axe horizontal couvre les 260 dernières années, depuis le milieu du XVIIIe siècle. L’espérance de vie calculée pour une année représente la durée de vie moyenne d’un groupe de personnes qui seraient soumises, âge après âge, aux conditions de mortalité de l’année : entre la naissance et le premier anniversaire, elles connaîtraient le risque de décéder des individus de moins d’un an cette année-là, entre 1 et 2 ans, le risque de décéder des enfants de cet âge la même année, etc.

L’espérance de vie est exprimée en années. Elle est souvent calculée séparément pour chaque sexe.

L’espérance de vie a presque doublé au cours du vingtième siècle

Au milieu du XVIIIe siècle, la moitié des enfants mouraient avant l’âge de 10 ans et l’espérance de vie ne dépassait pas 25 ans. Elle atteint 30 ans à la fin du siècle, puis fait un bond à 37 ans en 1810 en partie grâce à la vaccination contre la variole. La hausse se poursuit à un rythme lent pendant le XIXe siècle, pour atteindre 45 ans en 1900. Pendant les guerres napoléoniennes et la guerre de 1870, l’espérance de vie décline brutalement et repasse sous les 30 ans.

Au cours du XXe siècle, les progrès sont plus rapides, à l’exception des deux guerres mondiales. Les décès d’enfants deviennent de plus en plus rares : 15% des enfants nés en 1900 meurent avant un an, 5 % de ceux nés en 1950 et 0,4 % (3,5 pour mille exactement) de ceux nés en 2015. La hausse de l’espérance de vie se poursuit grâce aux progrès dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires et les cancers. En 2017, l’espérance de vie en France atteint 79,5 ans pour les hommes et 85,4 ans pour les femmes).

 

En France,  seulement 4 % des décès du Covid-19 sont des personnes de moins de 60 ans !