Vidéo : Joseph N’Diaye, la voix de la mémoire

Voici un témoignage « coup de poing » sur l’esclavage, la traite négrière, mais aussi la contribution des tirailleurs Sénégalais à la libération de la France lors de la Seconde guerre mandiale.
La téléphonie mobile et l’internet contribuent à changer positivement l’Afrique en permettant la création d’une presse d’opinion numérique indépendante qui peut rendre à terme plus difficile l’exercice du pouvoir par des tyrannies africaines bénéficiant de fortes complicités mondiales pour l’exploitation des hommes et des richesses. L’argent compte trop souvent dans l’information sur l’Afrique qui est rarement impartiale. Or, seuls les faits comptent. Le nombre de morts des guerres africaines intestines attisées de l’extérieur par l’odeur du pétrole et des matières premières, se comptent par millions lors des dernières décennies, au Soudan, au Congo, au Rwanda, en Somalie et dans de nombreux autres pays.Qui s’en soucie véritablement en dehors des Africains ? Les Africains sont comme nous, Occidentaux ou Orientaux, ils n’ont pas sept vies, mais une seule. Chaque vie compte, chaque vie doit être sauvegardée.
C’est pourquoi il est important d’enseigner l’histoire abominable de l’esclavage sans même entrer dans les querelles de chiffres, en détail. Le nombre des victimes est extravagant. Ce n’est pas parce que ce ne sont pas des exterminations que ce système esclavagiste doit être passé sous silence, bien au contraire.  Il s’agit de l’exploitation de races par des races : pour un général russe Hanibal, aïeul de Pouchkine, combien de victimes sur 300 ans ? Elles se comptent en millions, dizaines de millions, centaines de millions. Cet enseignement de l’esclavage doit être absolument  largement conté aux enfants dès leur plus jeune âge, dans ses trois composantes, occidentales, orientales et interafricaines. J’y renviendrai prochainement à travers la vie de Rimbaud en Abyssinie, et surtout à travers l’histoire des Antilles et de la Louisiane.

The afronomist

Boubacar Joseph N’Diaye était LE conservateur de la Maison des esclaves à Gorée (SÉNÉGAL). il s’est éteint en février 2009 à l’âge de 87 ans.

Les téléspectateurs français ont pu le découvrir (vidéo) dans l’émission de Thierry Ardisson « Tout Le Monde En Parle » du 06 mai 2006.

Affectueusement appelé « Jo N’Diaye », il a consacré sa vie à l’histoire de l’esclavage. Il avait d’ailleurs publié en 2006 « Il fut un jour à Gorée », chez Michel Lafon, un ouvrage pour « conter l’esclavage aux enfants ».

Ce tirailleur sénégalais qui a participé à la libération de la France pendant la seconde guerre mondiale, faisait partie des cinq « Trésors humains vivants » reconnus par l’État sénégalais aux côtés de Yandé Codou Sène, Ousmane Sembène, Doudou N’Diaye Rose et Samba Diabaré Samb. Véritable monument culturel, il avait été nommé officier de l’Ordre National du Lion et chevalier de l’Ordre National du Mérite sénégalais.

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